Accueil Non classé S.A.D / Marie Davidson

S.A.D / Marie Davidson

0
0
244

Allez, ce soir on avait l’humeur un peu chiffonnée, un coup de spleen et on s’est dit, tiens, faisons une incursion dans l’électro dark-wave. Quoi de mieux qu’Oraculo Records, cette maison de disques ibérique tout à fait recommandable pour qui veut danser sans joie. Plus sérieusement, on y trouve des groupes tels que Blind Delon, We Are Not Brothers ou S.A.D, un trio anglais qui se définit comme un groupe militant tendance anarchiste. Ils disent n’aimer personne et au fond leur musique colle pile poil à leur attitude : froide, pleine de sirènes stridentes (comme dans V2 sur mes Souvenirs de Taxi-Girl en son temps), les synthés sont râpeux, les guitares eighties, la voix oscille parfois entre Brian Molko (dans Money From Savages) et Ian Curtis qui demeure, bien évidemment, une éternelle inspiration pour beaucoup.  Malgré tout, S.A.D  produit des titres qui fonctionnent, de tonalité différente, entre danse et élégie funèbre (ou les deux à la fois) et il ne faudrait pas passer à côté. Ce serait bien triste…

S.A.D : à écouter sur www.bandcamp.com

 

a0326357770_16

She’s Gone by S.A.D

 

Piqûre de rappel

Marie Davidson, elle, est à la fois poète et clubbeuse.  Native de Montréal, elle est aussi la moitié du duo Essaie Pas avec Pierre Guerineau.  Sa techno sombre est une véritable invite à danser, sorte de bande-son idéale d’une nuit  flottante. Relativement lente et hypnotique à ses débuts, sa musique s’est bien musclée  sur son  dernier album en date (2016) qui a pour titre Adieu au Dancefloor. Un clin d’oeil ironique puisque Marie Davidson écume les clubs  avec ses rythmes répétitifs, presque ennuyeux à l’image de ces nuits souvent vides de sens à force d’être répétitives justement.  Presque ennuyeux…car au bout de plusieurs écoutes, ces morceaux s’imposent et s’incrustent  doucement dans l’esprit et le corps. C’est physique, c’est cérébral et c’est pour ça qu’on aime bien Marie Davidson car elle porte en elle un petit monde à part, à la fois distancié et frénétique. Festif et intellectuel. Adieu au Dancefloor, certes,  mais pas complètement. Et comme elle le dit dans si bien dans le morceau-titre : « C’est l’enfer oui mais c’est ma vie… »   So, Let’s dance, encore et toujours !

Adieu au Dancefloor/ Marie Davidson Label : Cititrax

 

 

images

 

 

 

Charger d'autres articles liés
Charger d'autres écrits par lesindependantspoprock
Charger d'autres écrits dans Non classé

Laisser un commentaire

Consulter aussi

Balladur

Balladur… Non on ne va pas vous parler de l’homme politique bedonnant et radot…